Green IT, informatique durable, numérique éco-responsable…Derrière toutes ces appellations se cache un seul objectif, réduire l’empreinte environnementale du numérique. Cette empreinte est d’ailleurs loin d’être négligeable puisque le numérique représente à lui seul environ 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Certaines évaluations font état d’une progression pouvant aller jusqu’à 7% d’ici à 2040. Il est donc évident que chaque action visant à diminuer cet impact est la bienvenue, que se soit à l’échelle individuelle ou au sein des entreprises.
Qui est responsable de ces émissions de gaz à effet de serre ?
Vous, moi, de manière générale, toute l’activité humaine utilisant les technologies numériques en est responsable.
- Data center
- Infrastructure réseau
- Équipement informatique (ordinateur, Smartphone, tablette, objet connecté, console de jeux…)
Nous vivons aujourd’hui dans une société de sur-consommation numérique avec un énorme gaspillage à la clé. Quelques exemples valent mieux qu’un long discours, la majorité des gens changent aujourd’hui de smartphone alors que celui-ci donne encore entière satisfaction, le même constat s’applique pour les ordinateurs, qui sont souvent remplacés bien trop tôt et pour de mauvaises raisons. Certains acteurs du numérique rendent obsolètes en l’espace de quelques années et parfois même quelques mois du matériel ou un logiciel dans un but purement commercial.

Comment agir sans nuire à la productivité en entreprise ?
Sans entrer dans l’extrémisme écologique, il y a des mesures qui peuvent aider une entreprise à devenir plus « verte ». Concrètement, plusieurs pistes sont à explorer, voici quelques exemples :
Équipement informatique
- Du matériel réparable : Acheter du matériel ayant la meilleure réparabilité possible ou acheter du matériel reconditionné.
- Éviter la surenchère : Il ne sert à rien d’acheter du matériel informatique surpuissant pour effectuer des tâches administratives légères quand une machine moins puissante et moins énergivore peut réaliser le même travail avec un niveau de confort largement satisfaisant.
- Renouveler le matériel au bon moment : Remplacer votre matériel uniquement s’il n’est pas/plus réparable ou si celui-ci est trop vétuste pour assurer un fonctionnement fiable et/ou écologique.
Vous constaterez souvent que les actions à prendre sur le plan écologique riment avec économie, ce qui est toujours bon à prendre pour la sauvegarde de la trésorerie d’une entreprise.
Hébergement web & Cloud
- Hébergeur « vert » : Pour vos sites internet, plateformes e-commerce, applications web, choisissez à minima un hébergeur engagé sur le plan de l’écologie.
- Solution Cloud : Optez pour un prestataire dont l’écologie fait partie des priorités.
Modification des comportements
- Gestion énergétique des appareils : Extinction complète des ordinateurs en fin de journée, extinction des écrans inutilisés, mise en veille, sont des actions à prendre afin de réduire la consommation d’un parc informatique en entreprise.
- Gestion des email : Éviter la mise en copie inutile de personnes, réduire le volume des envois non-utiles, limiter la taille des pièces jointes sont quelques exemples de bonnes pratiques à suivre.
- Imprimantes : Réduire le nombre d’imprimantes au strict nécessaire, privilégier les imprimantes réseau, utiliser du papier avec un écolabel de type 1, privilégier l’impression en recto-verso, toutes ces actions participent grandement à réduire l’empreinte écologique.
Liens utiles
Conclusion
Le Green IT ou informatique durable est un vaste sujet. Sans vouloir verser dans l’extrême, les quelques actions décrites ci-dessus permettent déjà de réduire significativement l’empreinte environnementale numérique d’une entreprise. De plus, en appliquant ces quelques mesures, vous constaterez souvent un effet économique bénéfique, ce qui est toujours appréciable. Si vous avez envie d’en savoir plus, je vous invite à consulter les liens en rapport avec le sujet ci-dessus.
