Le Ministère danois des Affaires numériques (Ministry of Digital Affairs) s’engage dans une transition majeure en remplaçant Windows et Office 365 par des solutions open source : Linux (distribution non précisée) et LibreOffice. Cette migration se déroulera en deux phases :
- Phase 1 (juin–août 2025) : migration de la moitié des agents.
- Phase 2 (septembre–novembre 2025) : bascule de l’ensemble du personnel.
Contrairement à d’autres pays, cette décision n’est pas motivée en priorité par les coûts, mais par la souveraineté numérique.
La ministre Caroline Stage Olsen explique :
« Ce n’est pas une question d’isolation ou de nationalisme numérique. … Trop d’infrastructures publiques sont actuellement liées à très peu de fournisseurs étrangers. Cela nous rend vulnérables. »
Ce qui motive le mouvement
Contrôle et indépendance
Le Danemark entend rompre avec la dépendance à une poignée de multinationales et garantir la maîtrise de ses données et infrastructures.
Tendance européenne
Copenhague et Aarhus ont déjà amorcé le virage vers l’open source, suivis par le Land allemand de Schleswig-Holstein, démontrant un élan politique commun en faveur de l’autonomie numérique
Flexibilité et sécurité
Linux et LibreOffice sont perçus comme offrant une meilleure transparence, un meilleur contrôle, et la possibilité de personnaliser les environnements informatiques selon les besoins nationaux.
La réussite de ces migrations dépendra largement de la qualité de l’accompagnement, de la formation des agents, et des choix d’infrastructure. Le plan de sauvegarde prévu par le ministère danois — une possibilité de revenir à Microsoft en cas de difficultés — montre que la prudence est de mise.
Conclusion
Le Danemark franchit un cap important vers une informatique publique souveraine, choisissant Linux et LibreOffice par stratégie d’émancipation numérique.
Même si quelques freins techniques subsistent, le pays donne l’exemple en Europe, inspirant d’autres administrations à envisager des alternatives durables et transparentes.

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