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Logiciels Open Source, la position de la France et de la Belgique

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  • Post category:Politique
  • Dernière modification de la publication :10 octobre 2024

Position du Gouvernement Français sur les Logiciels Open Source

Le gouvernement français est un ardent défenseur des logiciels open source, les considérant comme un vecteur clé pour la souveraineté numérique et la transparence démocratique. Cette orientation est en partie menée par la Direction interministérielle du numérique -> (DINUM) et soutenue par la loi pour une République numérique de 2016, qui encourage l’utilisation de logiciels libres et de formats ouverts dans les administrations publiques.

En 2022, la France a renforcé cet engagement en créant le Conseil logiciels libres, un organe qui réunit des acteurs publics et des représentants d’associations pour promouvoir l’usage et le développement des logiciels libres. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté numérique, qui vise à réduire la dépendance aux logiciels propriétaires et à encourager l’interopérabilité et la réversibilité des solutions numériques utilisées par l’État.

Quelques exemples :

Le gouvernement français a initié plusieurs projets marquants en faveur des logiciels open source. Un exemple notable est La Gendarmerie Nationale, qui a migré plus de 70 000 postes de travail de Windows vers la distribution Linux Ubuntu. Cette migration a été justifiée par la volonté de réduire la dépendance aux logiciels propriétaires et de réaliser des économies substantielles sur les licences. En plus d’Ubuntu, la Gendarmerie a également adopté OpenOffice (maintenant LibreOffice) et Thunderbird pour remplacer respectivement Microsoft Office et Outlook​.

Un autre exemple est le Ministère de la Culture, qui a déployé le logiciel open source -> Plone pour la gestion de son site web. Plone est un système de gestion de contenu (CMS) open source utilisé pour gérer les grandes quantités de contenu que le ministère doit publier. Ce choix s’inscrit dans une stratégie plus large d’adoption de logiciels libres pour assurer une meilleure transparence et une maîtrise des coûts​.

Position du Gouvernement Belge sur les Logiciels Open Source

Le gouvernement belge, bien que moins actif que la France, montre également un intérêt croissant pour les logiciels open source. La Belgique adopte progressivement des politiques visant à intégrer davantage de logiciels libres dans ses infrastructures publiques. L’accent est mis sur l’interopérabilité et l’efficacité, et plusieurs administrations belges utilisent déjà des solutions open source dans des domaines tels que l’éducation et les services publics. Toutefois, l’approche belge reste plus pragmatique, souvent optant pour une combinaison de solutions propriétaires et open source selon les besoins spécifiques des projets.

En résumé, la France est clairement à la pointe en matière de promotion des logiciels open source au niveau gouvernemental, tandis que la Belgique progresse de manière plus mesurée, tout en reconnaissant les avantages des logiciels libres dans le secteur public.

Quelques exemples : 

En Belgique, un exemple significatif est l’utilisation de -> OOo4Kids, une version simplifiée de la suite bureautique OpenOffice, dans les écoles de la région de Bruxelles-Capitale. Ce projet vise à familiariser les jeunes élèves avec les outils informatiques sans recourir à des logiciels propriétaires coûteux. L’initiative est soutenue par les autorités régionales dans le cadre d’une politique éducative qui favorise l’open source pour son accessibilité et son coût réduit​.

Un autre exemple est l’Agence Wallonne des Télécommunications (AWT), qui a mené des projets pilotes pour introduire des logiciels open source dans diverses administrations locales. L’objectif est de promouvoir l’interopérabilité et la réutilisation des logiciels tout en réduisant les coûts liés aux licences des logiciels propriétaires. L’AWT a notamment exploré l’utilisation de solutions open source pour les plateformes de gestion documentaire et les systèmes de gestion de contenu​.

-> Egovreview (EN)

-> Open Source Observatory (EN)

Cet article a 2 commentaires

  1. Lépine

    En Belgique, beaucoup de personnalités politiques manquent totalement d’information au sujet des logiciels libres. La plupart ne savent même pas que cela existe. La vente liée d’ordinateurs sous logiciel propriétaire est généralisé et même les informaticiens responsables des infrastructures publiques sont formatés aux logiciels propriétaires.

    1. Olivier

      Tout à fait d’accord, le manque d’informations, la résistance au changement et bien entendu la vente d’ordinateurs avec un système d’exploitation propriétaire sont les principaux facteurs responsables de cette situation. Il faut savoir qu’en Belgique, certaines écoles en Wallonie (et ailleurs) fonctionnent avec un écosystème Apple. Je vous laisse imaginer le budget astronomique qui doit être alloué pour financer ce genre de projet, sans parler du formatage des élèves dont l’expérience informatique se limite à cet écosystème ultra-fermé. Il y a du boulot pour faire bouger les choses, c’est toute la raison d’être de ce projet.

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